Nouvelle étape, vendredi soir au centre des congrès, dans la marche vers l’élaboration du Plan local d’urbanisme ; rappelons que le PLU définit les zones urbaines, celles à urbaniser, les zones agricoles et les zones forestières ou naturelles.
Maryse Joissains-Masini, entourée d’Alexandre Gallèse, l’adjoint à l’urbanisme, de Jean Chorro, le premier adjoint, et accompagnée de nombreux élus, a présenté aux Aixois les orientations de la Municipalité en la matière. Ces orientations sont contenues dans le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD).
Un mois auparavant, la même réunion avait eu lieu, au même endroit, devant les responsables de CIQ et d’associations. Cette fois, le public était différent. Mais le discours était identique. Comme l’a précisé Alexandre Gallèse en préambule, « Ce qui nous a portés, c’est à la fois le désir de préserver l’âme et l’identité d’Aix-en-Provence, ce qui passe par la préservation de ses paysages, et la nécessité d’améliorer les déplacements ».
Sur le premier aspect, il faut savoir que sur les 18.600 hectares de la commune (ce qui représente deux fois la superficie de Paris) deux tiers se trouvent classées actuellement en zones naturelle ou agricole. L’objectif de la Municipalité est de conserver ce pourcentage, et même de l’augmenter. Dans le PADD à venir, des constructions sont prévues – 8.000 logements sur les dix ans à venir – mais elles se feront soit dans des zones déjà urbanisées, soit dans des secteurs strictement délimités, ce qui s’opposera au mitage de la campagne.
Quant aux transports, ils s’appuieront en particulier sur la gare routière rénovée et sur le futur pôle d’échanges de Plan d’Aillane, sur le Pôle d’activités des Milles, en 2013. Par ailleurs, a précisé Jean Chorro, la capacité du Krypton sera triplée, passant de 300 à 900 places, dont 300 réservées aux étudiants, avec un tarif préférentiel. En outre, de là, une passerelle réservée aux bus et aux piétons enjambera l’Arc en direction des facultés.
Le PLU devrait être voté avant l’été 2013. La concertation avec les Aixois se poursuivra jusqu’à ce moment-là : « Nous sommes preneurs, comme des éponges, des idées que chacun peut avoir, affirme Maryse Joissains-Masini ; nous ne sommes pas figés par des a priori d’attentisme ou de modernisme ».

flux rss




