Cela n’était pas arrivé depuis sept ans : le Tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence vient d’accueillir officiellement son nouveau président. Il s’agit de Michel Allaix, qui succède à Elisabeth Raynaud, partie sous d’autres cieux. Le TGI d’Aix a décidément connu beaucoup de changement à sa tête puisque, quelques mois auparavant, est arrivée Mme Dominique Moyal en remplacement d’Olivier Rothé.
Le maire d’Aix en tête, de nombreuses personnalités des milieux politique, judiciaire, de la police ou de la gendarmerie sont venues saluer le nouvel arrivant, qui vient du TGI de Lyon, dont il était vice-président.
Selon Mme Moyal, l’année qui vient de s’achever aura été difficile, tant en terme d’activité pénale en hausse, qu’en raison d’une « avalanche de textes de lois et de circulaires d’application », dans les domaines de la garde à vue, des mineurs délinquants, des infractions routières, de l’hospitalisation des détenus, ou sur la sécurité intérieure (loi LOPPSI 2). Elle a été difficile également en raison de nombreuses morts violentes dans l’ensemble du ressort du tribunal, de Trets aux Pennes-Mirabeau ou à Vitrolles…
Michel Allaix, sous sa présidence, aura à organiser le chantier de relogement du tribunal, puis la mise en service d’un bâtiment provisoire sur le site actuel de Carnot, la mise en service, toujours sur le site de Carnot, du bâtiment B – celui construit dans les années 90, et qui donne sur le boulevard des Poilus – puis la démolition de l’ancien TGI, le démarrage des travaux du futur tribunal, enfin sa mise en service, fin-2016 ou début-2017. Courant mars, le maire d’Aix sera à la Chancellerie, à Paris, où elle choisira le projet architectural du futur bâtiment.
Ce mercredi a vu également la rentrée solennelle du Conseil des prud’hommes et, comme c’est l’usage, un changement de président, lié à une alternance entre le collège des employeurs et celui des salariés : Claude Arnaud, issu du collège des salariés, laisse la place à Muriel Sassi. Dans leurs propos, les deux présidents, l’ancien et la nouvelle, ont tous deux insisté sur la durée moyenne des procédures, beaucoup trop longue à leurs yeux : elle est en effet, à Aix, de dix-huit mois, quand elle n’excède pas treize mois dans la moyenne nationale.
Tous deux ont cependant tenu à remercier Maryse Joissains-Masini, qui a donné aux juges – lesquels, rappelons-le, sont bénévoles et non-professionnels – des autorisations de stationnement à titre gratuit dans les rues qui entourent le Conseil des prud’hommes.
En fin d’après-midi s’est déroulée une troisième rentrée solennelle, au Tribunal de commerce, sur le Cours Mirabeau. L’hôtel particulier qui l’abrite, l’hôtel d’Espagnet, est actuellement masqué par un échafaudage : le prix à payer pour la rénovation de sa façade. A l’intérieur, il a été procédé à l’installation du nouveau président : succédant à Marie-Dominique Gaillard, Jean-Jacques Politano vient d’être élu pour un mandat de quatre ans. Il siège au Tribunal correctionnel depuis 2000 ; auparavant, il avait été juge prud’homal depuis 1987.

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