DES LOGEMENTS AVENUE DOCTEUR-SCHWEITZER
Le maire d’Aix a présenté aux riverains le projet de logements à construire à l’emplacement des anciennes cuisines centrales. Il s’agit d’un projet original de vingt-six logements : dix-huit logements neufs en accession à la propriété, et huit appartement déjà existants, qui seront rénovés et remis à la location par la SACOGIVA. Dans le détail, ce double programme comprendra quatre T1, trois T2, dix-sept T3 et deux T4. Pour les logements rénovés à louer, le loyer sera d’environ 6,5€ du m2, ce qui représentera environ 400€ par mois pour un T3 ; et pour les appartements neufs en accession à la propriété, il faudra compter entre 2.700 à 3.000€ du m2. Tous seront mis aux normes BBC, pour « bâtiment basse consommation ». Aux riverains qui auraient préféré voir là un parc, ou en tout cas autre chose que des logements, Maryse Joissains a répondu que ce lieu était en train de devenir « une verrue qui envahit le quartier, car nous commençons à avoir des squaters ». Quant à transformer ce lieu en parc, le maire a expliqué que si on voulait éviter de le voir envahi de populations indésirables, il fallait y installer un gardien, et que la Ville n’en avait pas les moyens. Les travaux devraient débuter dans le courant de l’année 2012.
INSECURITE : LES DEUX CHANTIERS DE LA MAIRIE…
Lors de cette réunion, plusieurs témoignages ont fait état de rodéos nocturnes de motos, de deux-roues incendiés, et même d’agressions. Pour sécuriser le quartier, Maryse Joissains a rendu publiques deux décisions. D’abord, le foyer des Abeilles – qui commence à attirer des individus vecteurs d’insécurité – va être transformé en un foyer de jeunes travailleurs, à l’image de celui qui existe à l’entrée du Pôle d’activités des Milles, et qui donne toute satisfaction. La seconde décision concerne la résidence des Facultés, située derrière le Super-U, et qui est, selon Mme le maire, « une zone de non-droit, où on ne sait pas qui habite. On va mettre en place un travail sur ses 380 appartements », afin de déterminer qui y habite, et de chasser les squaters.
… ET LA REPONSE DU COMMISSAIRE
Le commissaire Jaffuel a signalé que depuis le 1er juillet, la ZUP a vu la mise en place de policiers en tenue, agissant en binôme et sillonnant les rues à pied. Leur titre : les « patrouilleurs ». Leur mission consiste à entrer en contact avec tous les acteurs du quartier : commerçants, mairie annexe, responsables d’association, écoles, Poste… et bien sûr avec la population dans son ensemble.
BIENTOT UN CENTRE DE RECHERCHE HISTORIQUE SUR L’ALGERIE
Attenant à la Maison Maréchal-Juin, située avenue de Tübingen, et qui est le siège d’un grand nombre d’associations de Rapatriés, s’élèvera bientôt le Centre pour la recherche historique sur l’Algérie. Il s’agit d’une initiative du CDHA (Centre de documentation historique sur l’Algérie, créé en 1974 à Aix). Le CDHA – l’un des occupants de la Maison Maréchal-Juin – effectue un gros travail de collecte auprès des Rapatriés, afin de sauvegarder toutes les archives relatives à la présence française en Afrique du Nord. Il possède actuellement 18.000 livres, et des collections complètes de journaux et de revues. Mais désormais, le CDHA se trouve à l’étroit. D’où son idée de créer un bâtiment de 1.400m2, dont la moitié serait consacrée à la conservation des archives actuelles et à venir. « Ce nouveau bâtiment deviendrait ainsi le conservatoire national de la mémoire des Français d’Afrique du Nord, selon Joseph Perez, responsable du CDHA, et qui porte ce projet. Il viendra en complément des archives d’Outre-mer, situées à Aix, et des nombreux instituts universitaires aixois consacrés au monde méditerranéen ». Ce bâtiment, dessiné par l’architecte aixois – né en Algérie – Jean-Pierre Frapolli, donnera sur l’avenue de l’Europe ; on y accédera par la Maison Maréchal-Juin. Aux riverains qui s’étonnent de l’absence de parking, le maire a répondu que d’une part ce site ne donnera pas lieu à une grosse fréquentation, d’autre part que les visiteurs pourront utiliser le petit parking de la Maison Maréchal-Juin. Pour Maryse Joissains, « ouvrir ce centre est une belle façon de magnifier le quartier, de le tirer vers le haut ». Ce sera également un joli clin d’oeil historique, puisque la ZUP a été construite dans les années soixante par son lointain prédécesseur, Me Félix Ciccolini, pour… loger les Rapatriés.


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