En très exactement dix-sept jours, la Maison Maréchal-Juin a reçu deux ministres : Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la vie associative, et, ce mardi, Marc Laffineur, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense et des anciens combattants. Il venait présenter, comme l’annonçait une banderole tendue derrière lui, ses « vœux aux Rapatriés ».
Accueilli par le maire Maryse Joissains-Masini et par plusieurs élus, notamment les parlementaires Sophie Joissains et Christian Kert, le ministre a évoqué « le drame des Rapatriés », lesquels « méritent le respect ». Il a été applaudi lorsqu’il a affirmé : « Le 19-Mars ne peut pas être une commémoration nationale, car le 19-Mars divise ».
Marc Laffineur a ensuite parlé des programmes des chaînes de télévision relatifs au cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie : « Je me suis entretenu avec le président du CSA pour qu’il y ait un équilibre ». Il a aussi annoncé que la colonne centrale du monument du quai Branly, à Paris, porterait « 1 585 noms de disparus », et a rappelé l’idée d’un monument aux Rapatriés : « Je crois que les choses ont beaucoup traîné… »
Auparavant, René Andrès, le président du Collectif aixois des Rapatriés, avait tenu un discours très « musclé » sur la fin de la guerre d’Algérie, et notamment le 19 mars : « Pendant quatre mois, nous avons connu chaque jour une Saint-Barthélémy (…) tandis que le peuple de France, anesthésié par des media aux ordres, fermait les yeux ». Citant les écoles, les routes, les ponts, les cultures, les hôpitaux qui parsemaient le territoire de l’Algérie, René Andrès a lancé : « Est-ce pour cela que la France doit faire repentance ? »

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